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Les indices européens en rebond après le statu quo de la BCE
information fournie par Zonebourse 20/03/2026 à 10:40

Les marchés européens repartent à la hausse ce vendredi après l'annonce la veille de la Banque Centrale Européenne de maintenir ses taux directeurs. Une décision prise dans un climat géopolitique toujours très pesant. Le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran et leurs alliés entrent dans son 21ème jour. 90 minutes après l'ouverture de la dernière séance de cette semaine, le CAC 40 progresse de 0,40% à 7 839,44 points après deux séances consécutives de baisse. De son côté, l'Eurostoxx 50 avance de 0,57% à 5 645,71 points. Le Dax gagne presque 0,7%.

A l'issue de sa réunion, le conseil des gouverneurs de la BCE a décidé de laisser ses taux d'intérêt de la facilité de dépôt, des opérations principales de refinancement et de la facilité de prêt marginal inchangés, à respectivement 2%, 2,15% et 2,40%. "La guerre au Moyen-Orient a considérablement accentué l'incertitude entourant les perspectives, créant des risques à la hausse pour l'inflation et des risques à la baisse pour la croissance économique", a indiqué le conseil.

Ce conflit dans cette région a provoqué une crise énergétique avec la flambée des prix de l'énergie. Vers 10h30, d'ailleurs, le Brent, en hausse de 1,92%, se situe toujours au delà de la barre des 100 dollars : 109,66. Le WTI est en repli de 0,15% à 95,66 USD.

Suite à cette décision de la BCE, les commentaires à ce sujet se multiplient.

"Christine Lagarde a confirmé que la BCE était prête à intervenir face à la hausse des prix de l'énergie, mais sans donner l'impression que la BCE était pressée de relever ses taux immédiatement. Elle n'a pas voulu dire, comme lors des deux précédentes réunions, que la BCE est dans une bonne position, disant plutôt qu'elle est bien positionnée pour naviguer dans l'incertitude", souligne Xavier Chapard, stratégiste de LBPAM. "Cela dit, il transpire de cette réunion que la BCE est peut-être plus proche de relever ses taux que ce que nous pensions. Ou du moins qu'il ne faudrait pas un choc énergétique beaucoup plus important pour déclencher rapidement des hausses de taux", ajoute t-il.

En outre, Bénédicte Kukla, chief strategist chez Indosuez Wealth Management, a aussi commenté cette décision de l'institution monétaire de Francfort. Elle retient que "l'élément le plus notable a été la révision des projections macroéconomiques : l'inflation globale prévue pour 2026 a été relevée de 1,9%, dans les projections de décembre de la BCE, à 2,6% dans celles de mars. La BCE a également révisé à la baisse ses prévisions de croissance, de 1,2% à 0,9%".

"Dans le détail, la BCE anticipe que la reprise de la consommation privée et de l'investissement sera quasiment à l'arrêt en raison de cette crise énergétique, un scénario plus pessimiste que nos prévisions actuelles. Il s'agissait potentiellement d'un message indirect adressé aux gouvernements concernant le " besoin urgent " de mettre en place des mesures budgétaires temporaires, ciblées et adaptées afin d'atténuer l'impact sur les consommateurs, en particulier dans les pays disposant de la capacité budgétaire nécessaire", relève t-elle.

Concernant le conflit intense entre Washington et Téhéran et les bombardements en Iran, Donald Trump a confirmé devant les caméras "qu'il fallait qu'il fasse quelque chose qu'aucun autre président n'avait le courage de faire". Au côté de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi à la Maison Blanche, le président américain affirme qu'il ne "déploie pas de troupes" en Iran et nulle part. "Si c'était le cas, je ne vous le dirais certainement pas", a t-il précisé.

Les ressources énergétiques sont continuellement au centre de la guerre au Moyen-Orient. Le président américain a menacé dans la nuit de mercredi à jeudi de détruire le champ gazier iranien de South Pars si une nouvelle attaque de l'Iran se produisait contre les installations gazières au Qatar, deuxième exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL).

Le Qatar a fait état tôt hier de nouveaux "dommages considérables" sur le complexe gazier de Ras Laffan, plus important site de GNL au monde, après une autre offensive iranienne suivant celle de mercredi. La Défense civile qatarie confirme avoir maîtrisé les incendies sur place jeudi.

Unilever confirme des discussions avec McCormick

Du côté de la cote, à Paris, Alstom a renouvelé pour cinq ans son contrat avec Metrolinx, l'agence publique de transport de l'Ontario, pour poursuivre l'exploitation et la maintenance des flottes GO Transit et UP Express à Toronto, au Canada. Ce nouveau contrat, d'une valeur approximative de 800 MEUR sera en vigueur jusqu'en 2031 et renforce ainsi le partenariat de longue date entre l'équipementier de transport et Metrolinx.

En Europe, Unilever ( 1,4%) a confirmé l'existence de discussions pour regrouper sa filiale alimentaire avec McCormick. Le Wall Street Journal avait éventé les négociations plus tôt dans la journée. "Unilever confirme avoir reçu une offre d'acquisition concernant sa division Alimentation et être en pourparlers avec McCormick & Company, Inc. Il n'y a aucune certitude quant à la conclusion d'une transaction", a indiqué le groupe européen.

Dans le même communiqué, il souligne que cette division alimentation "est une activité très attractive, dotée d'un profil financier solide et portée par des marques leaders sur le marché dans des catégories en pleine croissance" en ajoutant être "confiant quant à l'avenir de cette division au sein d'Unilever." Une façon de rassurer le marché sur la qualité des actifs dans l'hypothèse où les actionnaires d'Unilever se retrouveraient avec les actions d'une nouvelle entité en portefeuille ?

A la Bourse de Milan, Enel recule de 0,50% après la publication hier de ses résultats mitigés sur l'exercice 2025. Le producteur et distributeur d'électricité italien a fait état d'une baisse de son bénéfice en dépit d'une progression de son chiffre d'affaires total en glissement annuel. Le résultat net part du groupe pour les douze mois clos le 31 décembre 2025 s'est établi à 4,23 MdsEUR, contre 7,02 MdsEUR un an plus tôt. Le chiffre d'affaires total de l'énergéticien italien s'est élevé à 80,35 MdsEUR, contre 78,95 MdsEUR lors de l'exercice précédent.

Le développeur polonais de jeux vidéo, CD Projekt grimpe de plus de 7% à la faveur d'un bond de 34% de son bénéfice net sur l'année 2025 sur un an, porté par la solidité des ventes de son catalogue de titres. Le chiffre d'affaires annuel a progressé de 8,6%.

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